lundi 27 février 2017

J'ai testé le danois

Parmi les autres langues auxquelles je me suis intéressé, il y a le danois.

Taler du dansk?
Pourquoi le danois ?

Après l'anglais, et l'allemand, j'avais envie d'apprendre une autre langue germanique. La Scandinavie m'ayant toujours intéressé et ayant prévu un voyage à Copenhague l'année dernière, j'ai donc voulu en savoir un peu plus sur le danois. Au passage, c'est pour moi une belle langue ! Je pense la même chose du suédois et du norvégien, que j'ai eu l'habitude d'entendre en regardant les séries Real Humans et Occupied en version originale.


Comment l'ai-je étudié ?

Juin 2016. Je songeais à apprendre un peu de danois, sans m'y mettre pour autant. Puis, comme par hasard, Netflix m'a proposé une série danoise qui m'a beaucoup plu. Celle-ci :


Complétement inconnue en France, elle a pourtant été importée et francisée à travers l'actrice Mathide Seigner et sous le nom Sam. Je ne sais pas ce que vaut cette adaptation mais une chose est sûre : je conseille vraiment la version originale que j'ai regardée dans la langue d'Andersen. L'occasion également de découvrir le groupe danois Stoffer & Maskinen, qui apparaît au générique de la série. Les sonorités de la chanson Silhuet m'ont tout de suite enchanté. Je trouvais la langue de plus en plus magnifique et le morceau Vi To Er Smeltet Sammen a porté le coup de grâce. Écoutez :


J'ai appris les paroles par cœur et suis immédiatement tombé sous le charme du texte. J'ai ensuite cherché à regarder des films sur le pays, et plus précisément sur sa capitale que je m'apprêtais à visiter. J'ai trouvé Copenhagen, dont le titre m'a semblé suffisamment fiable. Et il ne m'a pas laissé indifférent ! Vous trouverez ci-dessous une scène marquante qui vous donnera peut-être envie de voir le reste du film, que je ne peux que recommander. En quelques mots, c'est l'histoire de William, un Américain de 28 ans qui arrive au Danemark après un long voyage à travers l'Europe, et devient rapidement obsédé par une jeune Danoise. Dans cet extrait en particulier, on voit cette jeune femme interpréter Vi To Er Smeltet Sammen. William n'est plus en mesure d'écouter son ami lui parler en anglais, sa langue maternelle. Tout se brouille, il n'est plus capable de se concentrer sur autre chose que la voix envoûtante de la belle Copenhaguoise. Le pouvoir des langues étrangères, de la musique ou tout simplement de l'amour, ce qui - disons-le - revient au même.


Par ailleurs, j'ai appris la langue mais cette fois sans Assimil. A la place, j'ai tenté Duolingo. Ce n'est pas vraiment une méthode qui me correspond parce que cette application vous gave de vocabulaire à travers des phrases farfelues (genre "la vache verte boit le lait sur la table") alors que je préfère apprendre une langue à travers sa syntaxe. C'est, pour moi en tout cas, bien plus efficace.

Que m'en reste-t-il aujourd'hui ?

Mon étude du danois a été très furtive. J'y ai consacré 2 semaines. La réelle difficulté de cette langue, c'est la prononciation : les Danois ont tendance à manger certaines consonnes et recracher seulement les voyelles. C'est comme si on disait "ome" en français pour "comme", "homme", "pomme", "tome", "somme", etc. Pour le reste, ce n'est pas une langue bien compliquée, surtout si vous parlez déjà anglais, allemand, néerlandais ou une langue scandinave.

Quoi qu'il en soit, cette brève expérience m'a surtout permis de pouvoir lire un peu la langue une fois dans le pays. Cependant, aujourd'hui, à part les formules de politesse, "je suis français", "je t'aime", savoir conjuguer les verbes être et avoir au présent et les paroles de Vi To Er Smeltet Sammen que je n'ai pas oubliées, il ne me reste pas grand chose. 349 mots selon Bliu Bliu.

Il est important de faire une distinction terminologique. Je parle certaines langues (anglais, allemand, italien, russe...), j'en connais d'autres (danois, turc...). C'est-à-dire que je ne pourrais pas m'exprimer (ou alors on aurait vite fait le tour) mais en revanche, je connais certaines de ses structures récurrentes : par exemple, comment se forment le passé, le futur et le présent en danois ou le principe de l'harmonie vocalique, la place du verbe et la formation des déclinaisons en turc. Parler les langues n'est donc pas la seule chose qui m'intéresse : les connaître me passionne aussi !

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