samedi 25 mars 2017

Je suis Européen

Ma carte d’identité dit que je suis Français. Honnêtement, je ne sais pas trop ce que cela signifie. Je ne me sens pas français. Sans l’ombre d’un doute, je me sens européen : je suis Européen


Je suis autant Français qu’Écossais, Roumain ou Biélorusse. J’aime autant la langue française que la langue allemande ou italienne. Et j’éprouve le même amour pour la France que pour la Russie ou la Turquie. Car pour moi, ces deux États, certes transcontinentaux, font, à travers leur Histoire et leur culture, entièrement partie de l’Europe. C’est précisément ce sentiment supranational qui m’a poussé à apprendre des langues et à vivre à l’étranger, intensifiant par là même encore plus ma crise identitaire, dont je ne sortirai, du moins je l’espère, jamais

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Je n’ai pas la notion de frontières. Je nourris d’ailleurs l’espoir de pouvoir les célébrer un jour comme feus artifices. Aujourd'hui, j’ai pris la décision de m’exprimer, à un mois d'une élection présidentielle incertaine en France et dans un contexte global préoccupant, teinté de Brexisme et autre Trumpisme, néo-émétiques ne faisant qu’amplifier les élans liberticides, populistes et totalitaires, manifestations symptomatiques de tumeurs métastatiques d’une ère anachroniquement dystopique. Oxymore dont, croyez-moi, je me serais bien passé. 

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Je m’inquiète pour l’avenir de mon continent. Je ne sais pas pour vous, mais moi, cette situation me donne encore plus de raisons d’apprendre les langues. C'est la meilleure solution que j'ai trouvée pour faire barrage à l’obscurantisme et montrer à quel point je me soucie du monde.

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