lundi 13 mars 2017

Les immanquables de l'Autriche

L'allemand n'est pas parlé qu'en Allemagne. Je viens de passer un week-end dans le Tyrol, en Autriche, et j'aimerais vous parler de mon histoire d'amour avec ce pays germanophone qui mérite sans hésitation d'être visité !

Le Tyrol

Innsbruck

Le Tyrol, et plus particulièrement sa principale ville Innsbruck, marqua mon premier contact avec l'Autriche à l'occasion d'un voyage scolaire, il y a plus de dix ans. D'emblée, cette région m'a conquis ! Les paysages montagneux sont à couper le souffle, la vieille-ville médiévale a un charme indéniable et il y règne une atmosphère apaisante. Les fans de sports d'hiver y trouveront sans aucun doute leur bonheur. La capitale des Alpes a d'ailleurs organisé les Jeux Olympiques d'Hiver à deux reprises (1964 et 1976).

A quelques kilomètres d'Innsbruck, vous pouvez vous rendre à Wattens. Ce nom ne vous évoque sûrement pas grand chose. Pourtant, c'est là que siège l'une des entreprises autrichiennes les plus mondialement connues : Swarovski. La multinationale a ouvert un musée du cristal qui vaut le détour. La ville en soi est également plutôt mignonne.

Kristallwelten

Vienne

Avant-goût stambouliote

Mais ne nous voilons pas la face : si il y a une seule ville à visiter en Autriche, ce serait bien entendu Vienne ! J'y ai habité 6 mois il y a quatre ans et de nouveau 3 semaines l'année dernière. J'ai vécu dans une dizaine de villes dans différents pays et aucune ne m'a autant séduit que cette ville impériale ! La culture y est immensément riche (si, si !), l'architecture, magnifique et il y a un milliard de choses à faire et à voir. Mon avenir est incertain - je ne sais pas encore quel pays sera ma prochaine terre d'accueil - mais je retournerai toujours avec grand plaisir dans la capitale autrichienne, l'unique ville que je connaisse où je me vois résider sur le long-terme.

Salzbourg

Maison natale de Mozart

Mon deuxième coup de cœur après Vienne ! Salzbourg, c'est la ville du célèbre compositeur autrichien Mozart. Encore une fois, il s'agit d'un endroit absolument magnifique, entouré par les montagnes. J'y ai passé deux jours mais j'aurais voulu m'y arrêter un peu plus longtemps pour pouvoir continuer à flâner dans ce décor de carte postale.

Melk


Petite ville de l'est du pays où j'ai choisi de faire une halte pour découvrir son abbaye. Et c'était encore plus impressionnant que ce que j'imaginais. D'extérieur, déjà elle en jette, disons-le, mais c'est en y entrant que vous tomberez définitivement sous son charme.

Graz


Ce n'est pas une étape indispensable si vous n'avez que très peu de temps à accorder à l'Autriche. mais la deuxième ville du pays est tout de même très jolie. A quelques kilomètres de là, dans un petit village sans prétention, naissait il y a 70 ans, un homme qui a fini par devenir l'Autrichien le plus célèbre - en tout cas, parmi ceux toujours en vie et qui ont laissé une bonne image dans l'Histoire (même si il a trompé son épouse avec sa femme de ménage) : Arnold Schwarzenegger.

Linz

Enfin, parmi les innombrables charmes de l'Autriche, je me dois de citer également Linz, une ville qui mériterait plus d'attention de la part des touristes.


Pour ceux qui ont le cœur bien accroché, non loin de là, vous pouvez vous autoriser un arrêt historique supplémentaire, histoire de ne pas oublier les horreurs du passé. C'est ce que j'ai fait il y a quelques années, en montant spontanément dans un train régional. Une fois arrivé à la gare de ma ville de destination, j'ai décidé de rejoindre mon but à pied. C'était l'hiver, il faisait très froid, ça grimpait, je suis tombé, j'ai traversé des rues désertes, des chemins de forêt un peu au hasard, sans même être sûr d'emprunter la bonne route... et je me suis finalement retrouvé face à ce bâtiment isolé que je voulais voir : le camp de concentration de Mauthausen.


Je vous épargnerai les détails mais l'émotion que j'ai ressentie ce jour là, je ne l'ai jamais ressentie depuis. Mélange d'abattement face à la réalité des atrocités commises en ce lieu et de sentiment de culpabilité lié au voyeurisme dont je faisais preuve en pénétrant la chambre à gaz. Dans cette même pièce, une femme à peine plus âgée que moi s'est mise à fondre en larmes.

Sur le chemin du retour, alors que j'essayais de remporter une course perdue d'avance contre l'inexorable tombée de la nuit et que les images cauchemardesques auxquelles je venais d'être confronté défilaient en boucle dans ma tête, je me suis perdu. Physiquement et mentalement, je dois dire. A l'issue d'une marche interminable, je suis finalement arrivé à la gare. Trop tard. Plus de train. Tout était fermé. Déjà, les habitants s'apprêtaient à dormir. J'ai réussi, sans me souvenir comment, à trouver le numéro de téléphone d'une société de taxi et après une longue attente, mon chauffeur m'a conduit jusqu'à Linz, à une vingtaine de kilomètres. Quelques secondes après avoir quitté le véhicule, je me suis rendu compte que j'y avais laissé les clés de mon appartement en sortant mon portefeuille pour régler la course. Trop tard. La voiture était déjà repartie en direction de Mauthausen, certainement dans l'optique de regagner la torpeur du village autrichien, dont l'apparente paisibilité contrastait horriblement avec les actes de barbarie dont elle avait été le théâtre il y a quelques décennies. Quelques coups de fils auront néanmoins suffi à relocaliser le conducteur qui était en réalité encore à proximité de la gare de Linz. J'ai pu récupérer mes clés et prendre in extremis le train pour Vienne. Au fond, tout cela n'était qu'anecdotique et je ne me souviens même pas avoir éprouvé de soulagement. Ce n'était sûrement pas le moment pour ça.

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