mercredi 1 mars 2017

Week-end à Kiev

Il est temps d'aborder une autre passion, étroitement liée à celle des langues : les voyages ! L'année dernière, j'ai visité 9 pays et 2 villes en particulier m'ont complétement conquis : Kiev, dont je vais vous parler aujourd'hui, et Istanbul, qui fera assurément l'objet d'un autre article, tout simplement parce que c'est la plus belle ville que j'aie jamais vue et une grande source de motivation pour se mettre au turc. La capitale ukrainienne, donc, arrive en deuxième position de mon palmarès 2016.

Laure des Grottes de Kiev

Si la perspective de pratiquer le russe pour la première fois de ma vie m'excitait réellement - car à Kiev, cette langue est comprise et parlée par tout le monde, contrairement à l'anglais - j'ai vite trouvé d'autres raisons de déclarer ma flamme à la belle Ukrainienne. Et en voici 10 !

10 raisons d'aller à Kiev

1. Les tarifs des billets d'avion ne sont pas excessifs, si l'on s'y prend à l'avance. Les premiers prix tournent autour de 150 € l'aller/retour à partir de Bruxelles ou Paris. Plutôt raisonnable pour traverser tout un continent, non ?


2. Pas besoin de visa, contrairement à la Russie - pays pour lequel les démarches à effectuer peuvent vite devenir dissuasives. En Ukraine, le passeport suffit pour un séjour inférieur à 90 jours !

Mon passeport s'est mis aux couleurs de l'Ukraine !

3. Les dépenses sur place ne vous ruineront pas. Avec quelques euros, vous pourrez vous payer une nuit en auberge de jeunesse en centre-ville (~5 €) ou un repas au restaurant (à partir de 2 €). Avec 20 centimes, vous pouvez prendre le métro. C'est environ 15 fois moins cher qu'à Francfort (2,90 €), où je vis !

60 UAH = 2 € = 1 resto !

4. Je ne peux pas dire qu'on mange bien en Ukraine. En revanche, je peux dire qu'on y mange VRAIMENT TRÈS bien ! La cuisine ukrainienne est délicieuse. Je conseille en particulier la chaîne Пузата Хата qui vous propose tous les plats traditionnels et vous projette dans l'Ukraine rurale. Suivez juste votre instinct et prenez tous les plats qui vous attirent. Rien ne m'a déçu !

Cadre bucolique
Prix total pour deux personnes : environ 4 € !

5. La richesse de la culture. Il y a 5 ans, j'ai vu ma première cathédrale orthodoxe : la Cathédrale Saint-Nicolas de Nice. Je l'ai trouvée magnifique ! Ce n'est rien à côté de ce que Kiev a à offrir. La beauté deviendrait presque oppressante !

Monastère Saint-Michel-au-Dôme-d'Or

6. Les Ukrainiens sont extrêmement gentils. Certes, ils sourient peu et la communication n'est pas toujours facile. Mais si vous vous arrêtez une seconde dans la rue pour lire un plan ou peinez à vous orienter dans le métro, plusieurs locaux vous tombent immédiatement dessus, prêts à vous aider.

Cathédrale Saint-Vladimir

7. L'Ukraine est dépaysante. Les lettres cyrilliques remplacent l'alphabet latin que l'on connaît si bien, on sent encore le parfum de l'URSS dans l'air à travers les restes architecturaux et en vous promenant le soir sur Krechtchatyk aux abords de Maïdan, vous ne pourrez réfréner vos frissons face à ce genre d'artistes :


8. Kiev est une ville sûre : je m'y suis senti à l'aise et en totale sécurité. Bien plus qu'à Paris, je dois dire. Un pays inconnu n'est pas un pays dangereux !

Cathédrale Sainte-Sophie

9. L'Ukraine est même beaucoup plus développée que ce qu'on pourrait croire. Elle est certes dépaysante mais on sent l'atmosphère européenne qui y règne et la volonté qui anime ses habitants de faire de plus en plus partie de ce continent en essayant d'échapper aux tentacules de la pieuvre russe.

Street art à Kiev

10. Enfin, si il y a un moment pour aller à Kiev, c'est maintenant ! Je suis convaincu d'une chose : cette ville a un potentiel touristique gigantesque et le monde ne va plus tarder à s'en apercevoir. Le problème de la plupart des touristes, c'est qu'ils se risquent rarement à sortir d'eux-mêmes des sentiers battus si personne ne les pousse. L'inconnu fait peur et n'intéresse personne. Aujourd'hui, Budapest et Prague ont conquis le cœur des voyageurs occidentaux. Pourtant, à une époque pas si lointaine, ces villes (toutes deux magnifiques, je les ai visitées aussi et je n'ai rien contre elles, au contraire !) n'attiraient que des fous. A partir de là, deux options s'offrent à vous : céder à la folie sans plus attendre et prendre le risque d'avoir un coup de foudre ou attendre la prochaine transhumance pour partir avec le troupeau.

Bâtiment "banal" à Kiev

Moi, en tout cas, j'ai fait mon choix. Et dans quelques mois, ce sera le Kazakhstan !

Le Canyon de Charyn au Kazakhstan

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