mercredi 19 avril 2017

Le turc

Depuis quelques jours, je me remets peu à peu à l'apprentissage du turc.


Pourquoi le turc ?

J'avais déjà voulu acquérir les bases de cette langue avant mon voyage à Istanbul l'année dernière, mais c'est vraiment mon séjour dans cette ville qui m'a donné envie d'aller plus loin. Et comme je me rendrai bientôt à Izmir, avoir quelques notions s'avèrera certainement utile.

Au-delà de mes envies de voyages, qui constituent en soi une raison suffisante pour apprendre un idiome, il se trouve que je souhaitais me confronter pour la première fois à une langue non indo-européenne et exotique et j'ai pensé au turc. Contrairement à une idée largement répandue, le turc n'a rien à voir avec l'arabe, qui, au même titre que l'hébreu ou l'amharique, est une langue sémitique. Le turc, lui, appartient à la famille controversée des langues altaïques et à celle unanimement acceptée des langues turques. Plutôt intuitif, non ? D'ailleurs, depuis 1928, le turc s'écrit avec l'alphabet latin et non plus l'alphabet arabe. Le nombre de locuteurs maternels des langues turciques dans le monde est estimé à environ 200 millions, dont 80 millions pour le turc seul, ce qui n'est pas négligeable. Parmi les autres langues de cette famille, on trouve le turkmène, l'ouzbek, le kazakh ou encore le kirghiz, ce qui est très intéressant pour moi, car je suis fasciné depuis longtemps par l'Asie Centrale.

Enfin, mon attrait pour le turc a été renforcé par des découvertes musicales - comme c'est souvent le cas dans mon apprentissage des langues. Par un chanteur en particulier : Mabel Matiz, que j'ai d'ailleurs vu en concert à Istanbul.

Concert de Mabel Matiz à Istanbul

Je n'ai pas encore vraiment exploité ses chansons pour améliorer mes connaissances en turc - étant donné mon niveau actuel, me frotter à ce genre de textes reste assez difficile - mais je l'ai fait pour me familiariser avec les sonorités de la langue. Mon morceau préféré est Bir Hadise Var :


J'aime aussi beaucoup Gel, qui en turc signifie "viens !" :


Dans un genre un peu différent, il y a aussi Melekler Seni Bana Yazmış de Yusuf Güney.

Comment j'apprends le turc

Sur Netflix, beaucoup de séries et de films turcs sont disponibles en version originale. Pour en arriver là, il faut d'abord bien sûr maîtriser les bases et ce n'est donc pas une piste que je privilégie - même s'il m'arrive parfois d'activer les sous-titres en turc lorsque je regarde une série dans une autre langue mais plus par curiosité qu'autre chose.

Encore une fois donc, mon principal allié s'appelle Assimil. C'est déjà avec cette méthode que j'avais débuté l'année dernière et je viens de tout reprendre à zéro.


Sinon, niveau ressources en lignes, Reverso Context ne peut malheureusement pas m'aider car le turc n'est pas disponible. Cependant, un peu dans la même veine bien que moins fourni, j'ai trouvé Glosbe que j'utilise de l'anglais vers le turc, la base de données en anglais étant un peu plus complète.

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