lundi 12 juin 2017

L'espéranto

J'aime les langues. Toutes ? Pas vraiment. Ce que j'aime dans les langues, ce sont certes les possibilités supplémentaires de communication qu'elles confèrent mais surtout les nouvelles cultures et modes de pensées qu'elle permettent de découvrir. Pour cette raison, j'avoue que certaines langues m'intéressent peu : je veux parler des langues construites et en particulier de l'espéranto.


L'espéranto puise pourtant son origine dans une intention louable : proposer une langue neutre, totalement inventée comme outil de communication internationale. L'espéranto est de ce fait une langue artificielle, créée à la fin du XIXème siècle. Le nombre exact d'espérantophones aujourd'hui est assez difficile à évaluer, car cet idiome n'est attaché à aucun territoire : les estimations oscillent entre 100 000 et 10 000 000 (l'équivalent de la population "tchéquophone").

L'objectif de cette langue étant de simplifier les échanges internationaux sans privilégier de "langue naturelle" (vous savez déjà ce que je pense de l'hégémonie de l'anglais), elle a l'avantage d'être assez facile à apprendre. Ou en tout cas, c'est la réputation qu'on souhaite lui donner. Je ne connais pas du tout cette langue, mais je peux dire qu'en réalité, c'est sûrement un peu plus compliqué. L'espéranto reste largement influencé par les langues indo-européennes, et entre autres les langues romanes. A mon sens, apprendre l'espéranto est plus simple pour un Français que pour un Russe, plus simple pour un Russe que pour un Turc, plus simple pour un Turc que pour un Chinois, etc. Cette neutralité et cette facilité si ouvertement prônées ne sont donc peut-être que des illusions.

Si toutefois vous souhaitez en savoir plus, vous trouverez quelques ressources en suivant ce lien.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire