lundi 26 juin 2017

UNO

La semaine dernière, dans un petit hôtel perdu dans l'immensité des steppes kazakhes - qui n'aurait certainement pas ramené Jack Torrance à la raison - j'ai joué quelques parties d'UNO avec une Kazakhstanaise, un Kazakh et un Kirghiz. En russe. Et je me suis rendu compte que ce simple jeu de cartes pouvait être une ressource précieuse pour pratiquer les langues.


Pourquoi ? D'abord, tout simplement parce qu'en tant que jeu, UNO rend la pratique d'une langue étrangère beaucoup plus agréable que dans des situations plus classiques. A ce stade, je dois dire que j'ai un historique particulier avec UNO, car j'avais l'habitude d'y jouer avec mon frère et ma sœur voire mes cousins quand j'étais petit. A l'époque, j'avais même investi dans une version un peu plus complexe et élaborée, appelée UNO WIZZ. Cette madeleine de Proust ludique a donc rendu mon expérience en russe d'autant plus appréciable.


UNO, dans son format original, est un parfait partenaire linguistique pour réviser, en particulier les chiffres de 0 à 9 et les couleurs (vert, bleu, rouge et jaune). Mais pas seulement, car grâce à UNO, on apprend également du vocabulaire propre aux jeux de société. Je vais donner les exemples en russe, mais ces phrases sont bien sûr utilisables quelle que soit la langue, du slovaque au coréen, en passant par le malgache :

- je veux (telle couleur...) --> "я хочу..."
- quelle couleur ? (quand on oublie la couleur choisie par un adversaire) --> "какой цвет?"
- j'ai dit UNO ! (quand votre adversaire est mauvais perdant) --> "я UNO сказал !"
- à toi /  à vous (littéralement en russe, "tu marches / vous marchez") --> "ходишь / ходите"
- c'est mon tour ? (en russe, "je marche ?") --> "я хожу?"
- tu pioches --> "берёшь"
- je passe mon tour (en russe, "je rate") --> "пропускаю"

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