samedi 9 septembre 2017

Un monde sans Roumanie

En pleins préparatifs de mon prochain voyage, j'aimerais revenir sur une langue que je n'ai pas abordée depuis longtemps : le roumain. J'ai en effet prévu un court séjour dans le pays de Dracula, curieux de découvrir ce lointain îlot latin en terres slaves, en particulier la capitale Bucarest et l'immanquable Transylvanie.

Brașov, ville de Transylvanie

On peut qualifier le roumain de langue rare, dans le sens où elle n'est parlée que dans une zone géographique restreinte (Roumanie et Moldavie) et comprend essentiellement des locuteurs natifs. Un faible pourcentage de la communauté roumanophone est composée d'étrangers, et quand ces derniers apprennent le roumain, c'est généralement pour des motifs personnels (raisons professionnelles ou familiales). Car la Roumanie souffre encore d'une mauvaise image à l'étranger, celle d'un pays pauvre et arriéré qui a certes rejoint l'Union européenne il y a 10 ans mais qui serait plus un fardeau qu'autre chose pour cette dernière. Comme toujours avec les préjugés, la question que je me pose, c'est : qu'en est-il de la réalité ? La Roumanie n'a-t-elle vraiment rien à offrir ?

Si. La Roumanie a beaucoup à offrir et a d'ailleurs déjà tellement offert que sans le rayonnement de ce pays, le monde serait bien différent :

- Henri Coandă invente au début du XXième siècle le premier avion à réaction. Il a alors une vingtaine d'années.

- Nicolae Paulescu a découvert l'insuline. Il a dédié sa vie à la recherche médicale sur le diabète et a été le premier à contribuer à son traitement.

- Petrache Poenaru est une figure illustre de l'enseignement roumain. Il a breveté le stylo-plume.

- Gheorghe Zamfir est un joueur renommé de naï, flûte de pan roumaine. C'est lui qui a composé la bande-son envoûtante de Kill Bill de Quentin Tarantino, ainsi que celle de nombreux autres films.

- Ana Aslan a développé le Gerovital, un traitement anti-âge devenu célèbre dans les années 1950.

Il ne s'agit évidemment que de quelques exemples, on pourrait en citer de nombreux autres. Une chose est sûre : quand on commence à s'intéresser à la Roumanie, sa culture, son peuple et sa langue, on tombe immédiatement sous le charme. Pour un francophone, il est d'ailleurs relativement facile d'apprendre le roumain. Inversement, la Roumanie reste largement francophile. Les deux pays ont toujours noué des relations très étroites : la plupart des Roumains sont particulièrement sensibles à la culture française et d'après les dernières statistiques qui datent de 2010, 1 Roumain sur 4 parlerait français ! Si je me rends en Roumanie pour découvrir le pays et pratiquer la langue (voici comment je compte m'y prendre), j'ai aussi hâte de vérifier sur place l'état actuel de la francophonie.

Une partie des faits exposés dans cet article sont issus de la vidéo suivante, que je vous recommande. Elle est en roumain, sous-titrée en français :


Et si vous souhaitez apprendre une jolie langue sans investir trop de temps, essayez le roumain ! Cela réjouira les Roumains autant que cela surprendra le reste du monde que vous ayez opté pour cette langue atypique. Voici l'article que j'ai consacré à ce sujet :


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