vendredi 20 octobre 2017

Mes 5 raisons d'apprendre le portugais

Dans un peu plus de deux mois, nous serons en 2018 et qui dit nouvelle année, dit bonnes résolutions. Plutôt que d'attendre les douze coups de minuit du 31 décembre, j'ai décidé de prendre une bonne résolution dès maintenant : apprendre le portugais (et cette fois sérieusement, ayant prématurément arrêté mon apprentissage du persan, du suédois et du bulgare). Pourquoi apprendre le portugais ? Voici mes 5 raisons : les 3 premières sont générales alors que les 2 dernières sont plus personnelles.


1. Une des langues les plus parlées dans le monde.
Il y a environ 260 millions de lusophones (le nom savant donné aux gens qui parlent portugais), ce qui inscrit la langue dans le top 10 des langues par nombre de locuteurs.

2. Une langue d'avenir.
Sans surprise, le portugais est la langue officielle du... Portugal ! Mais si la France est le principal foyer des francophones en termes de population, l'Allemagne, celui des germanophones ou encore la Russie, celui des russophones, avec le portugais c'est différent car le Portugal ne compte que 10 millions d'habitants. D'où nous viennent donc les 250 autres millions de locuteurs ? Principalement de 3 pays en développement :
- le troisième pays lusophone dans le monde, c'est l'Angola, ancienne colonie portugaise en Afrique. Plus de 40 ans après l'obtention de l'indépendance, le portugais reste la langue d'un peu plus de 70% des Angolais, ce qui représente une population d'environ 20 millions d'habitants.
- le deuxième pays lusophone est aussi africain : le Mozambique, où l'on dénombre un peu plus de 20 millions de personnes maîtrisant le portugais.
- Il reste la principale contrée lusophone : un géant qui ne cesse de grandir. 210 millions d'habitants et un territoire 15 fois plus grand que la France : le Brésil ! A lui tout seul, ce pays justifie largement les efforts investis dans la langue portugaise.

Rio de Janeiro

3. Une langue "facile" pour un francophone.
Je suis généralement hostile à ce concept de "langue facile" mais en tant que langue romane, le portugais est une langue très proche du français, ce qui la rend plus facile d'accès que celles d'autres familles.

Venons-en maintenant à deux raisons tout à fait personnelles. Elles n'ont pas pour but d'essayer de vous convaincre de vous mettre au portugais (car par définition, elles ne concernent que moi) mais elles sont celles qui ont le plus influencé ma décision. Les évoquer me permet à la fois d'en dire un peu plus sur moi et ma relation aux langues d'un côté, et de vous montrer que les sélections linguistiques sont souvent motivées par des raisons plus émotionnelles que rationnelles.

4. Aboutir mon projet.
Mon projet linguistique prioritaire est de parler les principales langues latines : le français (ma langue maternelle), l'italien (la première langue romane étrangère que j'ai apprise et ma préférée), l'espagnol (une langue pour laquelle, bizarrement, j'ai encore beaucoup de mal à me passionner mais que j'ai quand même étudiée), le roumain (méconnue et "inutile", mais qu'est-ce qu'elle est belle !)... et le portugais (dernière du Club des Cinq) ! Pourquoi un tel projet ? C'est surtout la curiosité qui m'animait au début avant que la volonté de pouvoir communiquer avec les peuples qui partagent mes origines et ma culture latine prenne rapidement le dessus.
Notons d'ailleurs que le portugais est la deuxième langue romane qui me plaît le plus à l'oreille (après l'italien) et qu'elle partage, je trouve, de nombreux sons avec les langues slaves (inutile, je pense, d'évoquer une fois de plus mon amour pour le russe).

5. Prendre une revanche.
Cela peut paraître étrange mais c'est vrai : il m'arrive d'apprendre une langue nouvelle ou d'intensifier l'apprentissage d'une autre pour prendre une revanche ! Il y a deux ans, j'ai passé un entretien pour un poste à Moscou dans une entreprise pharmaceutique. Deux ans plus tôt, je n'avais pas pu partir étudier à Saint-Pétersbourg et alors que la perspective de travailler dans la capitale russe semblait se confirmer, ça a été niet une fois de plus après fermeture de la position pour raisons budgétaires. Grande déception et je dois d'ailleurs toujours prendre ma revanche sur la Russie (sois prévenue, je compte débarquer bientôt). "Ce n'est pas grave !" me dit alors une employée du service recrutement au siège français, en s'empressant d'ajouter "Votre profil ayant intéressé Moscou, j'envisage de vous envoyer dans la filiale brésilienne à São Paulo. Vous parlez portugais ?" Les Russes avaient fissuré le sol sous mes pieds et là, il s'écroulait carrément sous l'effet de cette question... Non. Non, je ne parle pas portugais. Aujourd'hui, j'aurais réagi différemment en répondant : "je ne parle pas portugais pour le moment mais j'envisage d'apprendre. Quel niveau demandez-vous ? Pouvez-vous me donner trois semaines de délai pour que je m'y mette de manière intensive et qu'on puisse en reparler ?", prouvant ainsi mon goût des défis et ma motivation. Mais à l'époque, une telle réponse m'était tout simplement impensable. La revanche, il est désormais tant de la prendre si je veux pouvoir rétorquer un jour :

Falo. E estou pronto!
São Paulo

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